Films, livres et chansons pourries qu’on télécharge illégalement

La fille qui voulait célébrer dignement une fête pétainiste

Chère lectrice,  en ce jour béni entre tous, j’ai très très envie de te souhaiter une bonne fête. Hiiii! La suite!

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La fille qui pleurait à chaudes larmes mais non, pas sur Jean Ferrat, darling

Parce qu’un blog de fille relaie toujours l’information cruciale au bon moment, comme les heures de régurgitation habituelles d’Anja Rubik ou la couleur du stérilet de Doutzen Kroes (oui, pour devenir un mannequin célèbre et envié, il faut avoir un nom imprononçable, sinon ça ne marche pas)…

Mon dindon rachitique, je sais pas si t’es au parfum, mais la merveilleuse communauté du chaud-bize est sévèrement endeuillée ce matin.

….

Non, pas Jean Ferrat, ma poule en peluche.
C’est fini, Jean Ferrat, on s’en tape, de Jean Ferrat. Dans ce monde où tout va si vite, il faut savoir rester à la page, chouchou, sous peine de n’être plus personne. Vite, la suite!

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La fille qui faisait de la retape pour un chauve avec un Stetson et un fusil à canon scié

Parce qu’il faut être belle mais aussi rebelle (laule) comme le dit si bien une célèbre blogueuse dont l’influence s’étend jusqu’à Hollywood, où elle s’amuse à faire et à défaire la réputation de Georges Clooney et de Brad Pitt au gré de ses envies tellement elle est influente, tellement elle est sexy et tellement elle a la pugnacité et le mordant de son idole  Carrie Bradshaw…


En admettant que tu sois une lectrice régulière des blogs de filles tels qu’on les aime, vénère et glorifie sur ce Pas Blog, laisse-moi aujourd’hui te proposer un billet troooop glamour, tellement il est fashion qu’il va te donner envie de te précipiter sur un test d’ovulation Clearblue©, de faire tes trois petites gouttes à l’arrache histoire de vérifier que tu es dans les clous, et de te ruer sur ton mari, compagnon, concubin, amant ou coup d’un soir trop arrosé afin de te reproduire sans délais, là, tout de suite, sur la table Habitat® de la cuisine Ikéa® de ton loft parisien.

Car oui, toi, chère lectrice shopping addict abonnée à Cosmopolitan et qui viens de casser ta tirelire sur les conseils judicieux d’une célèbre blogueuse afin de te payer l’intégrale du coffret  anti-rides ROC ConneXion® (crème Anti-Rides Hydratante de jour, crème Régénérante de nuit, Sérum Intensif et  Crème Anti-Rides Yeux), aujourd’hui j’ai sérieusement envie de te mettre un doigt.

Un doigt de finesse, un doigt de légèreté, un doigt de bon goût dans cette journée de shopping intense qui s’annonce pour toi et qui va te mener de boutique Esprit en vitrine Lancôme, d’épuisant essayage chez André en choix cornélien chez Marionnaud, sans parler de ta soirée qui risque fort de se terminer, comme souvent, par un zapping frénétique et anxieux de blog célèbre en blog influent, histoire de vérifier que tu n’as pas acheté trop de la merde au cours de tes pérégrinations exaltantes.

Un soupçon de délicatesse, donc, l’équivalent visuel d’un gommage soyeux à la Weleda® 100% bio, un cousin germain sur pellicule du masque Givenchy® à base de beurre de karité et de thé noir, l’expression cinématographique d’une application de crème Camphréa® de chez Guerlain (pour les peaux à problèmes, comme tu le sais).
Un pur moment de bonheur, de glamour, un film soooo girly qu’il te donnera envie de remuer tes oreilles en faisant des lols et de braire tes « hiiiiiiii ! » pendant les soixante-douze heures qui suivront le visionnage.

Ah oui, et puis j’avais oublié, évidemment: pour peu que tu sois, comme la plupart des lectrices assidues des blogs de filles les plus populaires, complexée par ton kilo en trop et ta culotte de cheval de deux millimètres d’épaisseur, j’ai un dernier argument de vente auquel tu ne pourras décidément pas résister: si ton degré de sensibilité se rapporte à ta connerie, y’a de fortes chances que ce petit bijou du Septième Art t’aide à conserver durablement une ligne que toutes tes keûpines t’envieront en bavant lamentablement dans ton dos, vu que la célébration de la chair déchiquetée et la commémoration du cannibalisme décomplexé sont les deux mamelles de ce produit cosmétique dernière génération, et que par conséquent il aura l’ultime avantage de t’épargner tes habituels deux doigts au fond de la gorge.

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La fille qui allait plutôt se taper un bon gros nanar moldave

Parce qu’un blog de fille n’est pas un blog de fille sans une rubrique « cinéma » qui permet de faire l’apologie du film romantique américain à deux balles, de la comédie sentimentale à la française et du film engagé mais chiant…

(Julien): – Question pour un champion spécial « fan de films de merde », c’est parti! Alors, la Chose?
(Moi): – Ben…Je laisse la main…
(Julien):- C’est stratégique, j’en suis sûr, n’est-ce pas la Chose?
(Moi): – Nan, c’est juste que je me déballonne, Julien.
(Julien): – Alors monsieur Dugland, attention c’est parti…TOP! Je suis un film américain produit par la 20th Century Fox, dont l’absence totale de scénario n’est compensée à aucun moment par le jeu des acteurs, acteurs rappelant d’ailleurs furieusement à chaque scène la joyeuse équipe d’AB Productions qui avait fait la gloire de Premiers Baisers, une sitcom bien de chez nous dont le quotient intellectuel général frisait à l’époque les deux chiffres de la température ambiante…(POUET!) Une idée, monsieur Dugland?
(Monsieur Dugland): – Ah bah oui, je pense à Transformers 2…
(Julien): – Eh non, monsieur Dugland! C’était un piège! On reprend…attention…TOP! Les grosses légumes de la Fox ont ressorti pour l’occasion un réalisateur qui aurait mieux fait d’arrêter le cinéma après les années 80 (à peu près au moment où Macaulay Culkin, le héros de son plus gros succès, a commencé à enchaîner les cures de désintoxication) mais qui a préféré continuer à saborder sa carrière en tournant des comédies pour attardés mentaux et en produisant pitoyablement des adaptations mercantiles et consternantes de bandes dessinées pour adolescents trépanés du bulbe…(POUET!) Oui, la Chose?
(Moi):- Mike Hodges?
(Julien): – Ah non, la Chose, mais c’était bien vu quand même…
(Moi): – Oui, c’est quand vous avez mentionné « une adaptation consternante de bande dessinée pour adolescents trépanés du bulbe »…ça m’a induite en erreur, j’ai tout de suite pensé à Flash Gordon, évidemment…


(Julien): -Eh oui, évidemment…vous auriez même pu citer Danny Cannon et Judge Dredd, on ne vous en aurait pas voulu…
(Moi): – C’est-à-dire que pour Judge Dredd, j’étais pas restée jusqu’au bout, j’avais profité du générique de début pour faire semblant d’aller aux toilettes et quitter subrepticement la salle.
(Julien): – Et comme je vous comprends. Attention c’est reparti…TOP! Je pompe éhontément à peu près tous les films à succès de la décennie, et je lorgne plus particulièrement sur le tout frais Choc des Titans, qui malgré la présence de l’exécrable Sam Worthington en tête de casting, va sans aucun doute faire un score qui déchire son slip au box-office américain. Du coup mes producteurs ont décidé de recruter quelques glorieux has-been comme Pierce Brosnan , de construire deux ou trois décors en carton pâte pour faire illusion et de coller une laitue pas fraîche sur la tête d’Uma Thurman pour imiter les serpents de Méduse…(POUET!) Oui la Chose?
(Moi): – Oh putain je sais! Oh putain je sais!
(Julien): – Oui? On vous écoute….
(Moi): – Mais oui! C’est ce film à la con qui, sous prétexte de rendre hommage à la mythologie grecque, lui chie dessus de toute sa hauteur et nous montre Mongolito en train de buter Méduse avec un Iphone…
(Julien): – Oui, la Chose, et donc? C’est….c’est….
(Monsieur Dugland): – (POUET!) C’est Percy Jackson le voleur de foudre!
(Julien): – Oui, monsieur Dugland! Excellent! Ah, quel dommage la Chose, vous l’aviez sur le bout de la langue…
(Moi): – Oui, c’est trop bête, jaurais tellement voulu gagner, ça fait deux ans que je rêve d’acquérir cette magnifique statue de Terence Hill dans Maintenant on l’appelle Plata grandeur nature…

Bon, pour la faire courte, il serait malvenu voire criminel de mettre dix euros dans Percy Jackson le voleur de foudre, un film qui nous rappelle, si besoin en était, que tandis que le roi Midas transformait tout ce qu’il touchait en or, Hollywood a tendance à transformer tout ce qu’il touche en merde en barre. Mieux vaut encore aller se fader le dernier nanar kirghize sous-titré en moldave, ou rester devant sa télé en écoutant ses petits neurones frire et se ratatiner douloureusement (ça tombe bien, ce soir y’a du foot)

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La fille qui écoutait de la musique de merde à son corps défendant

Parce que tout blog de fille qui se respecte aime faire la promotion des alboumes de Bénabar, de Renan Luce et de tous ces chanteurs formidables qui nous redonnent envie d’acheter français ou de nous tirer une balle dans la tête, c’est selon…

J’ai savouré, pour le pur plaisir de sentir mes oreilles mariner dans la cire qu’elles sécrètent toujours sous l’effet d’un stress intense, les quelques trois (3! Three! Tres! Drei! Madre de Dios! My God!) minutes d’indigence verbale et de pauvreté musicale absolue de ce morceau d’anthologie:

(J’ai mis la version karaoké, hein…avec les paroles écrites noir sur blanc, c’est encore plus rigolo…ou angoissant…je sais plus…)

Quand le morceau est sorti et qu’il a commencé à passer en boucle sur toutes les radios (enfin peut-être pas toutes, mais celles qui, à l’instar de TF1, programment un maximum de connerie sur leur antenne dans le seul but de dégager du temps de cerveau disponible pour les annonceurs de chez Carrefour ou Mac Do), je me souviens que le producteur a dit de son interprète qu’il était « le premier artiste produit par le grand public en France ».
Personnellement, je n’aurais pas l’audace d’insulter le « grand public » en lui attribuant l’entière responsabilité de la production d’un tel étron musical, mais comme le disait si bien Audiard: « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ».

Notre chanteur, sobrement prénommé Grégoire, a commencé avec ce titre une fulgurante carrière artistique (avec des millions de singles proposés dans les bacs à légumes et rapidement achetés par autant de millions de courges musicologues éclairés), et je lui souhaite sincèrement bonne chance pour la suite (je ne m’inquiète pas trop pour lui, vu que Christophe Maé est actuellement en tête des ventes de singles en France, ce qui est plutôt rassurant quant au risque hypothétique mais plutôt flippant de voir un jour le « grand public » acheter massivement autre chose que de la merde).

De mon côté, après cette expérience auditive relativement traumatisante, j’ai trois options:

– Soit je descends immédiatement dans la rue et j’exécute froidement la première personne qui aura le malheur de croiser ma route.
– Soit je m’ouvre les veines et je profite de ma lente agonie pour écrire avec mon index « Grégoire m’a tuer » en lettres de sang sur le miroir de ma salle de bain (tellement convenu, limite gros cliché qui pue)
– Soit je pratique la thérapie dite « de l’antidote brutal et immédiat », et je m’écoute en boucle un bon petit Nirvana en jouant bêtement à Counter Strike sur mon ordinateur.

(….)
(….)
Ouais.
Bon ben j’ai choisi.

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